France
Jura
Domaine Labet
Famille Labet
Domaine Labet

« Avec Julien, on parle du vin et on parle de la vie. » Lors d’un voyage, il y a quelques années, notre collègue Samuel Chevalier Savaria a entamé une discussion avec le vigneron, qui l’a tout naturellement invité à la table familiale après la dégustation en cave. Les échanges se sont ainsi poursuivis au-delà de la nuit. Tant et si bien que ce sont les premiers rayons du soleil qui ont tiré les deux hommes de leur camaraderie. Il était 5 h 30 du matin. « J’avais rendez-vous chez un autre domaine à 8 h 30. Les vins de Julien m’ont fait oublier le temps. »

« Rock star rurale », écrit un journaliste. « Prodige », « orfèvre du Jura » ont dit d’autres amoureux du style Labet. Julien n’aime probablement pas ces qualificatifs, même si ces vins sont tout à fait prodigieux. C’est qu’ils sont le fruit d’un travail de chaque instant et le génie des cuvées Labet tient essentiellement à ce labeur. Il y a aussi évidemment le savoir-faire du grand-père et des parents qui percole. Alain Labet est l’un des premiers qui, avec Pierre Overnoy, ont fait des vins ouillés dans un Jura où l’on produit traditionnellement des vins de voile. Un choix plutôt subversif dans les années 1980, où le caractère oxydatif était profondément lié à l’identité jurassienne.

En quête de l’expression des terroirs du Sud-Revermont plutôt que d’un style marqué, Julien suit les traces de son père en y superposant sa vision, née de sa formation bourguignonne et de son expérience au légendaire Domaine Ramonet à Chassagne-Montrachet. Cela se traduit entre autres par l’élaboration de cuvées parcellaires portant le nom du lieu-dit où sont plantées les vignes, mais aussi par l’utilisation des fûts.

En 2012, Julien, Charline et Romain Labet ont repris le domaine familial, mais déjà depuis quelques années, Julien s’occupait de trois hectares qu’il faisait en bio et desquels il tirait ses propres cuvées : Les vins de Julien. Lorsque les enfants ont officiellement pris les rênes, toutes les parcelles sont passées en bio et, à partir de 2014, les vins n’ont plus vu de soufre lors des vinifications. Le domaine fait aujourd’hui 13 hectares, compte 45 parcelles et s’étend sur 4 communes et 13 lieux-dits. Un petit royaume où les vieilles vignes sont reines et dont les Labet sont les loyaux sujets.

Pour Julien Labet, la beauté est partout : dans le vignoble, l’horizon luxuriant, les fûts sur lesquels veiller au grain, le verre de poulsard sifflé dans le champ, les plaisirs partagés. Et elle n’est pas plastique, bien au contraire. Elle s’éparpille dans le fouillis des herbes au pied des ceps, les sols marneux retournés par trois générations de vignerons et poursuit sa lancée jusque dans la bouteille, où elle continue d’éclore.

Boire Labet, c’est se rendre vulnérable aux émotions que peut susciter cette beauté intense et imparfaite. C’est faire l’expérience d’un équilibre entre les extrêmes, une explosion de richesse, de générosité, de ph bas et de fortes acidités. Tout cela en marchant droit sur le fil et en exprimant éloquemment un cépage et, surtout, un lieu. Ce sublime petit bout de planète que la famille Labet est si fière d’habiter.

DE LA VIGNE À LA CAVE

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