21 août 2019 — À l'école avec oenopole!

ÉLOGE AUX VINS DE SOIF

Équipe Oenopole

Vins de soif. Trois mots qu’on aime vraiment dans l’univers du vin! Bon, c’est vrai qu’on est aussi du genre à ranger de bonnes bouteilles au cellier, question de les laisser prendre tranquillement de l’âge en prévision d’une occasion spéciale (on vous en parle à l’automne!). Mais ça ne nous empêche pas d’entretenir une relation d’amour avec les blancs pleins de fraîcheur, les rouges gouleyants, les rosés délicats, ces vins aussi plaisants que désaltérants, parfaits quand le temps est au beau fixe. Envie de se lancer? Voici nos recos pour bien choisir ses vins de soif, avec une mise en garde cependant : leur consommation n’encourage pas la modération et peut prolonger l’heure du souper jusque tard dans la nuit!

L’acidité, c’est OK


Voici ce que nous avons observé : la majorité de ceux qui «débutent» dans l’exploration du vin ont tendance à ne pas aimer l’acidité, mais plus ils cheminent, plus ils recherchent – et même exigent – des vins qui ont de la tension, de la fraîcheur, qu’ils soient blancs ou rouges! Or l’acidité, c’est ce facteur qui rend un vin désaltérant et nous donne très envie de voir le fond de la bouteille. Mais attention : sans un juste équilibre avec le fruit, les tanins et le taux d’alcool, l’acidité peut donner un effet jus de citron franchement déplaisant! Parmi les cépages qui possèdent une acidité plus marquée, mentionnons le sauvignon blanc, le melon de Bourgogne (dont est issu le muscadet), le chardonnay, l’assyrtico, et pour les vins rouges, le gamay, le mencia et le frappato.


Teneur en alcool : moins c’est mieux


Quand la teneur en alcool d’un vin est élevée (14% et plus), il devient forcément plus lourd et perd de son pouvoir désaltérant. Pour repérer un vin de soif, on cherche du côté des climats et microclimats frais, comme la Bourgogne, le Beaujolais, la Loire, l’Alsace, la Galice, le Piedmont et le Péloponnèse, et on s’en tient aux vins dont la teneur en alcool se situe entre 11% et 13%. Envie de sensations fortes? Il vaut mieux se rabattre sur la vodka!

Un bon indicateur : la couleur


En général, les vins rouges à la robe claire seront moins corsés (mais le nebbiolo fait certainement exception à la règle!). Bon à savoir : la couleur du vin provient de la macération des peaux et son intensité varie en grande partie en fonction de la durée du processus. Les peaux de raisin transmettent aussi leurs tanins au vin, lui conférant de la structure, de la matière en bouche; plus la macération dure longtemps, plus le vin sera tannique, plus il aura une personnalité à la Mike Tyson! Un rouge très tannique sera parfait avec un gros steak saignant, mais n’aura absolument rien de désaltérant. Du côté des vins de soif, il vaut mieux se tourner vers les cépages aux tanins modérés comme le gamay (en particulier les vins du Beaujolais), le pinot noir et le barbera. Enfin, il y a les rosés, qui sont en fait des rouges très légers et où les peaux sont restées à peine en contact avec le jus.

Les boisés? À éviter!


Les vins aux notes boisées très prononcées, qu’ils soient âgés en fûts de chêne neuf ou – au secours! – fabriqués avec des copeaux, sont lourds et n’ont rien à voir avec les vins faciles à boire dont nous avons envie en cette saison. Les notes de chêne intense confèrent des arômes vanillés et sucrés au vin (jusqu’à goûter le Dr. Pepper!), ce qui n’est pas du tout ce qu’on recherche – été comme hiver. Pour savoir ce qui se cache dans une bouteille, il vaut mieux la retourner pour lire l’étiquette à l’arrière, se renseigner auprès de son conseiller de la SAQ ou, mieux encore, les deux! Et le conseil vaut pour les blancs comme les rouges.

C’est le temps des bulles!


Pour terminer en beauté – on garde toujours le meilleur pour la fin – le choix par excellence pour étancher une petite soif est le vin pétillant. Qui veut du San Pellegrino ou du Perrier quand on a du crémant d’Alsace ou du Prosecco? En plus, ça met de bonne humeur!