10 janvier 2019 — Boire vrai avec l'équipe oenopole !

BOIRE VRAI AVEC MARTIN FORCIER

Équipe Oenopole
© Photo Maude Chauvin

Martin c'est le premier employé chez oenopole ! C'est notre trooper, le soldat de première ligne, la persévérance à l'état brut. Il parcourt tous les recoins du Québec pour influencer les gens à boire autrement. Sérieux, à son affaire, mais bon-vivant, c'est le collègue parfait avec qui jouer au hockey... ou prendre l'apéro !

Journal Boire Vrai : Comment es-tu tombé dans le monde du vin ?

Martin Forcier : Tout a commencé par un voyage en Europe à l’automne 2006 où j’ai fait les vendanges dans le Beaujolais et en Bourgogne. Des vignerons m’ont fait goûter leurs jus en caves et je m’y suis intéressé rapidement. Tout juste après, à Lyon, un sommelier d’un bar à vins m’a apporté un verre à l’aveugle et j’ai été littéralement renversé (genre je suis tombé en bas du petit tonneau qui servait de banc !)… C’était un Cornas d’un petit producteur. J’ai décidé, à ce moment précis, d’aller étudier en sommellerie à l’ITHQ.

JBV: Quel a été ton premier contact avec le vin vrai ?

MF : Mon premier contact a été avec Martin Labelle, de Labelle Bouteille, en 2008, quand j’ai dégusté les vins de Jean-Philippe Padié. En discutant avec Martin, j’ai compris plein de trucs sur les vins bio, natures… Je suis même allé à Calce, en France, pour rencontrer Jean-Philippe et Tom Lubbe que je connaissais déjà. Et, maintenant, je représente ces vins-là !!

JBV: Comment oenopole est arrivé dans ta vie ?

MF: Ma rencontre avec oenopole est venue tout juste après, au courant de 2009, lorsque j’ai commencé à faire plus de salons de vins et que je m’attardais plus longtemps à leur table et leurs produits. Ça me rejoignait pleinement. Puis, au P’tit Alep, au party de Noël d’oenopole (à l’époque c'était que Theo, Aurélia et Alexis !), je me suis présenté et j’ai dit que je serais vraiment intéressé de travailler avec eux. Quelques mois plus tard, je recevais un appel d’Alexis… *The rest is history *!

JBV: Quel a été ta plus belle rencontre vigneronne ? Pourquoi ?

MF: Très difficile celle-là. Je pense que c’est ma première en tant que représentant chez oenopole, au Salon Raspipav, à l’automne 2010, avec François Barmès. Des vins super droits, pleins de minéralité avec un haut taux de "torchabilité" - expression de François qui nous a vraiment marquée et que nous avons gardée. Sa personnalité, sa présence et son énergie étaient contagieuses. L’image de François, à la soirée au Comptoir, en train de boire du riesling dans l’énorme verre que j’avais emprunté restera toujours dans ma mémoire.

JBV: Quel a été l'accord met-vin le plus marquant ?

MF: À l’un des premiers soupers sommeliers/médias auxquels j’ai assisté : la version surf’n’turf de Charles-Antoine, au Toqué, sur des vieux Châteauneuf-du-Pape du Domaine de la Vieille Julienne, en compagnie de Jean-Paul Daumen.

JBV: Si tu avais à travailler la vigne, où irais-tu ?

MF: Peut-être en Crête ou sur une petite île grecque à faire des vins simplement, très relaxe. Ou bien en Ardèche, sur un beau petit lot en agro-bio avec des animaux.

JBV: Si tu étais un vin, tu serais lequel ? Pourquoi ?

MF: Un cru de la Bourgogne serait un peu prétentieux, mais un cru du Beaujolais comme Morgon me semble bien. Issu de vieilles vignes de gamay (bios évidemment !), un vin à la fois festif et sérieux, de plaisir, de soif et de réflexion, qui peut durer dans le temps. Ça me représente assez bien, je crois.

JBV: Et ton légume préféré, c'est lequel ? Pourquoi ?

MF: La patate, elle peut se décliner en tellement de façons. Pis, en plus, c’est full bon des chips !!





Plus de portraits à venir! En attendant, voici la grande famille oenopole !

© Photo par Maude Chauvin